Nicolas Hulot : “Non seulement, en dévastant la forêt équatoriale l’Homme commet un sacrilège, anéantissant les plus belles expressions de la biodiversité, mais de plus il commet la plus belle des bourdes à l’égard de l’Humanité car son sort est indissociable de celui de la grande forêt.” Sommaire du secteur : Qui se méfie du soja ? Fleuron de la nourriture végétarienne, qui dit soja entend nature, équilibre, santé... Alors quelle surprise de découvrir que ce légumineux fait aujourd'hui souffler un vent dévastateur sur la forêt amazonienne!
La grande majorité de ces destructions ne remonte pas plus loin que ces trois dernières décennies. Les 20% de forêts originelles restantes sont dites "forêts anciennes". Il leur a fallu des milliers, voire des millions d'années pour se développer et elles n'ont jamais été soumises à l'exploitation industrielle. Les forêts anciennes sont majoritairement situées en Russie, au Canada, en Amazonie, dans le bassin du Congo et le Sud-Est asiatique. Elles recouvrent près de 80% de la diversité biologique des terres émergées de la planète, influent sur le climat en régulant la chute des pluies et en stockant de grandes quantités de carbone, ce qui diminue les risques de réchauffement de la planète. Elles fournissent par ailleurs des richesses uniques et inestimables, telles que des plantes aux vertus médicinales qui pourraient s'avérer extrêmement précieuses pour la recherche médicale. Lire la suite de l'article de Greenpeace : http://www.greenpeace.org
Dans le cadre de la conférence internationale « Biodiversité : science et
gouvernance » qui a eu lieu à Paris du 24 au 28 janvier, les Amis de la
Terre proposent, avec l'aide de la communauté scientifique et d'autres
acteurs de la société civile dont la Fondation Nicolas Hulot, l'adoption
par le Gouvernement français de 10 mesures d'urgence pour contribuer à
sauver les forêts tropicales dans le monde.
En tant que spécialistes du monde tropical et des questions environnementales, il nous apparaît aujourd’hui de notre devoir de dire clairement : il est devenu impossible d’empêcher la destruction généralisée des forêts primaires tropicales.
Pourtant, ce patrimoine naturel et culturel est aujourd’hui mis en péril par une menace qui nous concerne tous : le commerce international de bois et l’exploitation forestière qui l’alimente. En décembre 2004, le représentant des industriels du bois expliquait que dans les prochaines années « 70 à 80% de l’espace forestier du Bassin du Congo serait sous objectif de production ».
Dans un monde dont la complexité ne cesse de
croître, la société civile est de plus en plus amenée à s'en remettre à
l'analyse d'"experts", à la fois pour le diagnostic des problèmes et pour
la proposition de solutions. En
tant que spécialistes du monde tropical et des questions
environnementales, il nous apparaît aujourd'hui de notre devoir de dire
clairement : il est devenu impossible d'empêcher la destruction
généralisée des forêts primaires tropicales. Prétendre le contraire serait laisser
l'opinion publique dans l'illusion qu'il existerait au sein des instances
mondiales une volonté réelle et sérieuse de préserver ces écosystèmes.
Quant aux décideurs, ils savent que la recherche de véritables moyens
conceptuels et financiers pour mettre en œuvre de telles politiques fait
défaut.
La déforestation de la forêt amazonienne ne faiblit toujours pas, bien au contraire : la surface déboisée a augmenté de 40% en 2002 par rapport à 2001, d’après les derniers chiffres du ministère de l’Environnement du Brésil. Près de 25.500 km2 ont été détruits en 2002 contre 18.000 en 2001 et 12.250 km2 en 2000, qui avait déjà été une année noire pour le poumon amazonien.
Près de 20% des forêts
protégées en Indonésie ont été détruites par les pilleurs de bois ou les
paysans en quête de surfaces à cultiver, a indiqué jeudi un responsable
forestier. La forêt-vierge amazonienne est le plus ancien et un des plus complexe écosystème de la planète. Le sol protégé du soleil par l'épais manteau de végétation n'y reçoit que 5% de la lumière du jour. Lorsqu'elle est mise à nu et exposée de façon prolongée au rayonnement solaire, la terre devient stérile. L'homme détruit en quelques minutes ce que la nature a mis des millions d'années à fertiliser.
Depuis plusieurs années, les chefs coutumiers des villages situés sur les rives du Tampoc (affluent du Maroni ou Litani) dénoncent la pollution de leur environnement vital. L'orpaillage pratiqué sur leur territoire (dont l'accès est réglementé et soumis à autorisation préfectorale) avec la bienveillance d'élus guyanais, voire de représentants de l'Etat, cause des dommages irréparables sur le biotope et empoisonne les ressources alimentaires des populations locales.
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"Les arbres sont des maillons essentiels de la chaîne de la vie. Ils jouent un rôle vital dans la régulation des climats et du cycle de l'eau. Les forêts sont parmi les écosystèmes les plus riches et les plus stables de la planète. Selon les scientifiques, les forêts mondiales renferment plus de 50 % de la biodiversité terrestre. Or la dégradation de la forêt se poursuit à un rythme inquiétant. Chaque semaine 200 000 hectares de forêts disparaissent et seules 6% des forêts sont protégées dans le monde. Les forêts tropicales sont les plus touchées mais les zones tempérées et boréales subissent, elles aussi, des pertes importantes en biodiversité. En effet la gestion forestière réduit, pour les besoins de l'homme, le nombre d'espèces d'arbres et rend homogènes les milieux naturels, ce qui diminue d'autant la variété de la faune et de la flore." (source WWF http://www.wwf.fr/empreinte_ecologique/ )
L'exploitation sauvage des forêts tropicales entraîne leur disparition accélérée. En Indonésie, la majorité des arbres coupés alimente le secteur de la fabrication de meubles, une industrie florissante et vorace.
Les forêts jouent un rôle vital en protégeant les sols et en réglant leur alimentation en eau. L'érosion du sol dans les zones déboisées des régions tempérées suscite certes des inquiétudes, mais ce n'est rien comparé à la dégradation que cause l'abatage sous les tropiques.
Si éloigné que puisse paraître aux habitants des régions tempérées comme New-York, Paris ou Tokyo le déboisement des forêts équatoriales et tropicales, ils peuvent se trouver eux aussi affectés par les effets climatiques de la destruction de ces forêts et de leur population.
Bien au-delà du désastre écologique causé par la perte de leurs forêts, cela détermine la perte de leur identité, de leur culture et de tout leur mode d'existence.
La forêt amazonienne du Brésil serait en train de rendre l'âme et pourrait même avoir complètement disparu d'ici 50 ans.
Les formes de vie décrites à ce jour comportent entre 1,5 et 1,8 million d'espèces (selon les critères de classification retenus), parmi lesquelles 360 000 plantes et micro organismes, 990 000 invertébrés, 45 000 vertébrés.
Les forêts disparaissent à un rythme alarmant dans les pays tropicaux, mais des politiques de plantation et le recul des terres arables permettent d'augmenter les surfaces boisées dans l'hémisphère nord.
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La déforestation ronge la Terre La forêt primaire ne cesse de décroître sur la planète : 80% serait déjà partie en rondin et en fumée. Or, c’est l’habitat naturel des grands primates non humains, qui pourraient disparaître à leur tour. > Lire l'article d'Onevoice |

| 29/06/2003 | Déforestation alarmante en Amazonie | ||
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La déforestation de la forêt
amazonienne ne faiblit toujours pas, bien au contraire : la surface
déboisée a augmenté de 40% en 2002 par rapport à 2001, d’après les
derniers chiffres du ministère de l’Environnement du Brésil. Près de
25.500 km2 ont été détruits en 2002 contre 18.000 en 2001 et 12.250 km2
en 2000, qui avait déjà été une année noire pour le poumon amazonien.
Le nouveau ministre de l’Environnement Marina Silva, lui-même issu d’un milieu modeste de cette région de l’Amazonie, a annoncé que des mesures seraient prises en urgence pour lutter contre cette déforestation. Les arbres de la forêt amazonienne sont principalement détruits, en toute illégalité, pour étendre la culture du soja, dont le Brésil pourrait devenir le premier producteur mondial dans quelques années.
Source :
Science et Avenir
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Le trésor amazonien La forêt-vierge amazonienne est le plus ancien et un des
plus complexe écosystème de la planète. Le sol protégé du soleil par l'épais manteau
de végétation n'y reçoit que 5% de la lumière du jour. Lorsqu'elle est mise à nu et
exposée de façon prolongée au rayonnement solaire, la terre devient stérile. L'homme
détruit en quelques minutes ce que la nature a mis des millions d'années à fertiliser.
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| Les forêts vierges tropicales ne couvrent que 2% du globe, mais elles abritent pourtant plus de 70% des espèces animales et végétales terrestres. Mille tribus, gardiennes des rites profonds, les habitent, dont bon nombre sont menacées d'extinction. A l'allure où ça va, on s'attend à voir disparaître 100 espèces par jour pendant au moins les vingt ans à venir. Ce taux est mille fois plus élevé que celui qui prévaut naturellement depuis la préhistoire. Plus d'un quart des médicaments prescrits aux U.S.A. sont dérivés de plantes des forêts tropicales. Sur la photo centrale (N.A.S.A.), |
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La situation en Guyane française Dans le bout de forêt vierge dont la France a la responsabililité, les indiens meurent par centaines des effets pervers du mercure utilisé par les compagnies d'orpaillage, alors qu'il existe un moyen d'extraction propre. |
"L'Amazonie est entre les mains des professionnels de la destruction, les compagnies forestières transnationales, qui profitent de l'exportation anarchique du bois." (Science et Nature 10/11/1999) Menaces sur les indiens Wayana et Emerillon de Guyane française - Association de Protection de l'Homme et de la Nature en Guyane Française: Le POU d'AGOUTI - Rainforest Action Network : http://www.ran.org/ - Association Amazonas : http://perso.wanadoo.fr/amazonas - SILVOLAB : http://kourou.cirad.fr - WWF : http://www.panda.org - World Resources Institute : http://www.wri.org - Tresor Project Guyanne : http://www.uu.nl/botgard/bgci.htg/tresor.htm |
Vous pouvez appuyer les actions développées au Brésil par des organisations écologistes et syndicales en vue de la préservation des écosystèmes naturels : Instituto Socio-Ambiental/ISA; WWF-Brésil; SOS Mata Atlântica; Réseau RMA; Réseau CTA; Portal do BEM; ESALQ ... Plus de détails sur : www.socioambiental.org/campanha - ISA/Instituto Socio Ambiental www.socioambiental.org Marco Gonçalves - WWF-Brésil http://www.wwf.org.br - ANA@wwf.org.br - Syndicat des Economistes de Sao Paulo : www.sindecon-esp.org.br - Rede CTA/Consultants, Traders and Advisers : amyra@netdoctors.com.br - rkohn@ksnet.com.br - ESALQ/Escola Superior de Agricultura - mfgbarro@esalq.usp.br - presidente@crea-rj.org.br - CYBER ACTEURS, Alain UGUEN, 152 rue F.Pelloutier, 29000 QUIMPER.Tél : 02 98 90 49 34 - alain.uguen@wanadoo.fr |
L'activité aurifère est pratiquée depuis plus d'un siècle en Guyane en utilisant des produits très toxiques pour extraire l'or : le mercure et le cyanure dont des tonnes ont ainsi été répandues dans la forêt et les rivières guyanaises. Mais l'exploitation industrielle a supplanté l'exploitation clandestine artisanale et les méfaits en sont décuplés. (... ) Les Amérindiens sont confrontés à des graves problèmes de subsistance : le poisson est très intoxiqué, le gibier devient rare (en raison du bruit) et est lui-même empoisonné, enfin l'eau de consommation, prélevée dans les cours d'eau, est la cause de nombreuses maladies. (... ) Récemment, des Amérindiens ont été l'obj'et d'exactions perpétrées par des orpailleurs : ils ont été emmenés sous la menace d'armes et contraints de signer des documents donnant leur accord pour l'extraction de l'or sur leur territoire. Leurs enfants ont été menacés de sévices (brutalités, viols) s'ils se rendaient au collège de Maripasoula. L'accès au dispensaire est devenu dangereux. (... )
* Solidarité Guyane, B.P. 113, 94151 Rungis cedex. Site : http://www.solidariteguyane.org * Survival pour les Peuples Indigènes, 45, rue du Faubourg du Temple, 75010 Paris. Tél. : 01 42 41 67 62. Fax: 01 42 45 34 51. E-mail : survival@wcube.fr * FOAG, Fédération des Organisations Arnérindiennes de Guyane, Rue Capitaine Charles Claude, 97319 AwalaYalimapo, Guyane française. Tél. : (594) 34 80 69. Fax : (594) 34 80 75. E-mail : foag@nplus.gf (Source Combat Nature N°130 Août 2000) - "L'Amazonie est entre les mains des professionnels de la destruction Le 18 novembre 2000 de mathilde.alluchon@free.fr Alerte! Solidarité avec les Améridiens de l'Amazonie en territoire francais : la Guyane Un site pour les connaitre: http://www.solidarite-guyane.org Leur mail:solidariteguyane@wanadoo.fr ______________________ Soutien aux populations autochtones du Pérou et de l'Equateur : http://www.livingbridgefoundation.org/ Soutien aux Indiens Secoyas en Equateur : http://www.osanimi.org/ Soutien aux médecines traditionnelles partout dans le monde : http://www.xs4all.nl/~rainmed/ Soutien aux peuples autochtones et minorités ethniques : http://www.survival-international.org/ Développement de l'énergie solaire dans le tiers-monde : http://www.survival-international.org/ Médicaments génériques pour les populations défavorisées : Liens forêt Bruno Manser Fonds HEDGES ITEBE OFEFP Peuples des forêts
primaires
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Au chevet des derniers peuples premiers
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